Digital nomade : un freelance comme les autres ?

Digital Nomad

Si vous lisez ces mots, c’est que votre voyage a déjà commencé. Dès votre naissance, en réalité, vous avez commencé votre vie de nomade, même si votre rayon d’action était un peu limité, des bras de vos parents à votre lit à barreaux. Les digital nomade, eux, ont décidé de continuer dans cet esprit. Dans leurs bagages, il y a un sac à dos toujours prêt et les qualités d’un freelance. Mais sont-ils vraiment des travailleurs comme les autres ?

Du freelance au nomade digital

Un freelance, c’est une personne qui a la liberté comme horizon. Il travaille de chez lui, sur les horaires qui lui conviennent, avec les clients qu’il choisit et les seuls objectifs qu’ils se fixent. La situation d’un digital nomade est, à peu de chose près, identique au premier regard. La principale différence, c’est que ce travailleur est souvent entre deux vols, entre deux villes, entre deux vies… Et que ce rythme lui convient bien.
Pour devenir digital nomade, il faut donc aimer voyager. Quelle que soit la destination. Car, oui, on pourrait tout à fait considérer qu’un freelance qui travaille une semaine sur deux depuis une plage différente, mais toujours en France, est tout aussi nomade que celui qui sous-loue une chambre à Sidney pour profiter d’une connexion wi-fi. Chacun est libre de ses aventures.

Comment devient-on un nomade digital ?

Pour beaucoup de personnes qui vivent cette existence nomade, tout a simplement commencé par un premier voyage. Effectué dans le cadre des études ou pour raison personnelle, il a ouvert une porte qui ne s’est jamais refermée ensuite. Et, très rapidement, est venue l’envie de travailler autrement. Pas question de s’enfermer dans un bureau 8 heures par jour, avec un patron sur le dos et une routine métro-boulot-dodo… Mais pas question non plus de rester face à ses murs blancs et à un décor quotidien toujours identique.
Alors, ils refranchissent le seuil, pour des durées de plus en plus longues, tentent des petits métiers à l’étranger, reviennent, montent leur société en France… et finissent par comprendre qu’un métier qui leur permet de satisfaire leur appétit de voyage est le seul menu acceptable pour eux. Il faut bien dire que notre époque, avec sa digitalisation galopante, est parfaitement adaptée à ce mode de vie. C’est ainsi que ces travailleurs en permanence reliés à internet peuvent échanger avec leurs clients tout en changeant de ville quand l’envie s’en fait sentir.

Dans leur valise il y a…

Comme pour toute activité en freelance, il faut un certain nombre de qualités pour réussir sur ce chemin. Un business plan solide, une réactivité à l’épreuve de la procrastination… mais il faut également un bon support technique. Car une connexion internet efficace est indispensable à l’exercice de leur métier. Sur des sites comme nomadlist.com, on trouve ainsi les villes étrangères où il fait bon travailler. Coût de la vie et performance des réseaux sans fil y sont considérés comme aussi importants l’un que l’autre.
Comme pour toute activité en freelance, il faut savoir faire la séparation entre vie privée et travail, pour se ménager des moments à soi sans pour autant trop reposer ses clients. Mais c’est parfois plus difficile quand on ne réside pas chez soi, quand on occupe juste un canapé chez des connaissances qui nous hébergent, un appartement où l’on a du mal à prendre ses marques ou une auberge de jeunesse où l’on est vite tenté de sympathiser avec les autres voyageurs. Car le voyage, c’est aussi la rencontre de l’autre. Mais que l’on ne peut pas gagner sa vie si on n’apprend pas à s’isoler rapidement.
Comme pour toute activité en freelance, il faut expliquer à ses proches que, non, on n’est pas en vacances même si on n’est pas dans un bureau et que l’on ne porte pas un costume-cravate. Mais il faut en plus réussir à les convaincre depuis une place touristique et sans avoir le mal du pays. Autant dire que la difficulté est un tout petit peu plus grande.
Et, comme pour toute activité en freelance, il y a aussi les problèmes qui semblent insurmontables : gérer une vie de famille avec des enfants en changeant de pays tous les six mois, entretenir une relation amoureuse avec une personne qui n’est pas prête à partir, accepter de ne jamais avoir un logement à soi et que toutes les possessions doivent tenir dans une seule valise… Ce n’est pas un sacerdoce, c’est un choix de vie, mais avant de se lancer, il faut penser aux ricochets…

Le digital nomade voyage seul… ou pas

Si l’on parle de plus en plus de nomade digital, c’est parce qu’ils sont de plus en plus nombreux. Ce pourrait n’être qu’un phénomène de société, éprouvé en des temps plus anciens par des personnages devenus célèbres, comme Jack London. C’est plutôt une vitrine sur d’autres choix, qui comporte également ses modèles. Sur internet, les blogs et les références de digital nomades ne manquent pas. De WebMarketing Junkie, qui vend maintenant ses formations, à Michael, de traverserlafrontiere.com, qui commence à bien maîtriser le sujet, sans oublier Kalagan, ou les podcasts dédiés, les sources d’information ne manquent pas. Vous apprendrez aussi quelles peuvent être les causes d’échec de certains qui ont tenté l’aventure (comme de ne pas séjourner assez longtemps dans un endroit ou de ne pas consacrer suffisamment de temps au travail).

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